Tout savoir sur le Topinambour (Helianthus tuberosus).




De la plantation à la récolte, sa culture est facile et peu exigeante, et le topinambour vous comblera sans aucun doute.

Le topinambour (plur. toupinambaux, bot. Helianthus tuberosus L., 1753), aussi appelé artichaut de Jérusalem, truffe du Canada ou soleil vivace, est une plante vivace de la famille des astéracées, dont l'espèce appartient au même genre que le tournesol (Helianthus annuus).

 

A. Origine et histoire


 
Le topinambour est originaire d'Amérique du Nord (États-Unis et Canada), où il était cultivé par des tribus amérindiennes bien avant l'arrivée des Européens.

Samuel de Champlain, explorateur français le découvrit en 1605 lors des ses expéditions dans la Nouvelle France (actuel Canada). Il rapporta que les populations indigènes la cultivaient de longue date comme fourrage et comme légume.

Sa diffusion en Europe se développe rapidement grâce à sa culture facile, sa rusticité et sa forte multiplication végétative, même dans des sols pauvres. Il est appelé poire de terre dans le Traité des aliments de Louis Lémery en 1702.

Durant la Seconde Guerre mondiale, sa consommation augmente, car le topinambour, tout comme le rutabaga (Brassica napus subsp. rapifera), n'était pas réquisitionné au titre des indemnités de guerre à verser à l'Allemagne - à la différence de la pomme de terre. C'est pourquoi dans certains pays d'Europe il reste associé aux souvenirs de guerre.

L'appellation « cul d’artichaut » en langage populaire provient de son goût proche de l'artichaut.

L'appellation anglaise « artichaut de Jérusalem » (Jerusalem artichoke) viendrait quant à elle, de la déformation du terme italien girasole (« tournesol »).

 

 

B. Description



C'est une plante vivace très rustique, résistante au froid, qui peut devenir envahissante à cause de ses rhizomes tubérisés. Elle peut atteindre jusqu'à trois mètres de haut, avec de fortes tiges, très robustes. Son cycle est annuel.

Ses feuilles, alternes, sont de forme ovale, à pointe aiguë, rudes au toucher.

Ses inflorescences sont des capitules entièrement jaunes groupés en panicule terminal, apparaissant de septembre à octobre. Les variétés cultivées ne fleurissent généralement pas.

Ses tubercules, qui sont des rhizomes tubérisés, ont une forme mamelonnée, très irrégulière, arrondie ou ovale, toujours plus amincie à la base. Ils sont recouverts d’écailles brunes rosées entre lesquelles apparaissent des nœuds. Sa couleur varie du jaune au rouge.

La substance de réserve n'est pas l'amidon comme pour la pomme de terre, mais un glucide qui en est proche, l'inuline, qui est un polymère du fructose. Ce glucide non assimilable n'influence pas la glycémie des personnes présentant un diabète sucré, contrairement à l'amidon. Elle est en revanche métabolisée par certaines bactéries intestinales et peut donc provoquer des flatulences.

 L'espèce s'est naturalisée dans de nombreuses régions d'Europe, dans les zones humides et notamment le long des cours d'eau, où elle est parfois considérée comme une espèce envahissante.


 

C. Culture


 
C'est une plante rustique, facile à cultiver, même dans les sols les plus pauvres. Elle est peu sensible aux maladies, hormis l'oïdium, et aux prédateurs, tels que lapins ou chevreuils, mais les limaces peuvent décimer les jeunes plants et les tubercules. Les topinambours ne craignent pas le froid tant qu'ils sont en terre.

 

La multiplication se fait par plantation de tubercules en lignes, en février ou mars, selon les régions. Il convient de butter les plants dès qu'ils ont atteint un certain développement. On peut aussi bouturer la plante en juin en prélevant vers le haut du plant une bouture d'une vingtaine de centimètres et en la plantant en milieu humide et chaud à mi-ombre.


La récolte peut se faire environ sept mois après la plantation, à partir de septembre et jusqu'en mars, toujours selon les régions, et en fonction des besoins. En effet, les tubercules déterrés ne se conservent pas et le tubercule arraché craint le gel. C'est généralement vers la mi-octobre que les producteurs commencent à avoir un rendement convenable mais, plus l'automne avance, plus le goût du topinambour s'améliore.

 
Réserver un endroit à part du jardin pour le topinambour, car il reste toujours dans le sol un tubercule, ou même un morceau, qui va permettre la repousse d’année en année. Pas besoin de replanter, ça pousse tout seul, et la récolte est assurée.

 
Si on souhaite arrêter la culture, il est important de bien récolter tous les tubercules, car même un fragment peut repousser l'année suivante.

 

 

D. Variétés


 


Il existe différents cultivars de topinambours tels que :

  • Patate : bulbes arrondis faciles à éplucher, peau rougeâtre, chair blanche, d’une finesse remarquable, très productif ;

  • Violet de Rennes : tubercules en forme de massue à peau violet clair, ancienne variété française de bonne qualité culinaire ;

  • Sakhalinski rouge : tubercules en forme de massue, violet clair ;

  • Rouge du Limousin, ou Fuseau : plus petits tubercules allongés rosés et sucrés.

 
 


E. Utilisation



Les tubercules se consomment cuits de diverses manières : en salade, chauds en accompagnement, frits, en purée, sautés au beurre, etc. On peut aussi les consommer crus, râpés ou coupés en lamelles, comme des crudités dans de la vinaigrette. Leur saveur se rapproche de celle des fonds d'artichaut ou des salsifis.

Il contient de nombreuses vitamines, notamment A, C et B3, des sels minéraux, comme le potassium, et des glucides, essentiellement sous forme d'inuline, ce qui en fait un aliment assez pauvre en calories. Il contient peu de sodium par rapport au potassium, ce qui en fait un bon aliment diurétique. Les sucres du topinambour favorisent l’absorption du calcium et du magnésium.
La particularité de l'inuline : Tout ce que l’on boit après en avoir consommé a un goût sucré !

 

 
À l’œil, l’aspect irrégulier ne doit pas dérouter ni rebuter : c’est le signe distinctif du topinambour. Cependant, les tubercules vraiment trop biscornus sont écartés car ils seraient trop difficiles à éplucher. La peau doit être bien tendue et exempte de meurtrissures. Une fois récolté (sorti de terre), le topinambour a tendance à ramollir. Au toucher, sa fermeté est donc un signe de fraîcheur.

Les tubercules se conservent deux à trois jours maximum dans le bac à légumes du réfrigérateur et jusqu’à une semaine s’ils sont conservés dans un sac en plastique pour préserver la fraîcheur de leur chair et éviter leur dessèchement.

Une fois pelés, ils s’oxydent vite ; évitez donc de les préparer trop à l’avance. On peut cependant les conserver - si nécessaire en termes d’organisation - quelques heures au frais dans une eau bien citronnée.

Le topinambour est une bonne source de fibres, également bonnes pour le transit  : un tubercule contient  7 à 8 % de fibres. Côté calories, il apporte 31 kcal pour 100g, soit beaucoup moins que la pomme de terre (85 kcal/100g), et même moins que l’artichaut (40 kcal/100g).

Le topinambour ne demande que quelques minutes de préparation : il suffit de le rincer sous l’eau puis de le brosser soigneusement. Il est possible de le peler avant cuisson à l’économe tout simplement (ou au couteau d'office si la peau est épaisse). Une fois pelé, bien le citronner pour éviter qu’il ne s’oxyde. À noter : la peau est comestible (pour des préparations demandant des cuissons longues).

 

  • Préparer un saladier d'eau froide additionnée de jus de citron.
  • Selon les variétés, la peau des topinambours est plus ou moins épaisse. Si la peau est épaisse, utiliser de préférence un couteau d'office (peler jusqu'à voir apparaître la chair couleur ivoire). Si la peau est fine, utiliser simplement un économe. Pour les plus patients peler les petites protubérances qui peuvent apparaître sur le topinambour ; sinon, les couper (pas de scrupules ; cela ne représente que de très petites pertes de matière première !).
  • Plonger les topinambours pelés dans l'eau citronnée au fur et à mesure de l'épluchage afin que la chair ne s'oxyde pas.
  • Les couper ensuite juste avant de les mettre en cuisson (selon les besoins de la recette : en dés, en bâtonnets, en tranches...) ou les laisser entiers.

 

Les modes de cuisson

 
  • 20 à 30 min à l’eau bouillante salée, avec un démarrage à froid. On pourra, après les avoir soigneusement égouttés, faire revenir les topinambours dans du beurre, les crémer, les mixer en purée ou – plus original – les servir chauds émincés avec une vinaigrette. Pour la cuisson à l’eau, l’ébullition doit être portée lentement pour ne pas faire éclater les tubercules. La pointe d’un couteau permettra de vérifier la cuisson (ni trop moelleux ni trop ferme). Attention : trop cuit, le topinambour a tendance à se déliter. Après cuisson, il se pèle comme une pomme de terre.
  • 5 à 10 min à la poêle après cuisson à l’eau bouillante.
  • 15 min au wok ou à la poêle, sans cuisson préalable. Dans ce cas, détailler les tubercules en fines rondelles.
  • 15 à 20 min en cocotte, finement émincés avec un fond d'eau et de beurre.
  • 20 à 30 min à la vapeur, avec ou sans la peau.

 

À noter : le topinambour serait mieux toléré par le système digestif après avoir cuit, bouilli, avec quelques pommes de terre. Leur amidon limiterait le taux d’inuline, responsable d’éventuels désagréments. Une cuillérée à soupe de bicarbonate dans l’eau de cuisson aurait les mêmes propriétés.

 
 
 
 

F. Vidéos
















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Conférence C. Bourguignon : "Garder le lien avec la terre"



 

 
 
 
 
Hypothèse sur le rôle du sol et de sa biologie dans la synthèse des arômes et des substances actives.

"Un arbre évapore par ces feuilles, émets des microbes, qui vont entrer en contact avec les nuages qui génère de la pluie. Les forêts régulent le climat. Notre civilisation a peur de la forêt et l'a détruite à souhait.

L'arbre tempère et adoucit le climat."


Claude Bourguignon, ingénieur agronome fondateur du LAMS (Laboratoire d'Analyse Microbiologique des Sols)
Congrès des Herboristes 25 & 26 avril 2015 - Toulouse, Espaces Vanel
 
 


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La musaraigne, alliée du jardinier






La musaraigne est un petit mammifère insectivore qui se reconnait à son nez pointu, ce qui la distingue de la souris avec laquelle on a tendance à la confondre.
Elle n'a rien à voir non plus avec le mulot.

 
Il en existe beaucoup d'espèces mais seules celles que nous rencontrons dans nos jardins nous intéressent ici : musaraigne carrelet ou commune (Sorex areneus), musaraigne des champs (Crocidura leucodon), musaraigne des jardins (Crocidura suaveolens), musaraigne musette (Crocidura russula).
 
 
Les espèces présentes en France
 
 
 
Elle a des moustaches, son pelage est court, plus ou moins gris-brun-roux et son poids varie de 6 à 14 grammes environ. Elle mesure moins de 10 cm (hors queue qui fait au moins 4 cm). Elle émet un petit cri aigu lui permettant de communiquer avec ses congénères bien qu'elle soit plutôt solitaire.
 
Les musaraignes se rapprochent donc des souris mais leurs yeux et leurs oreilles sont plus petits. Avec leur nez pointu, elles jouissent d'un odorat exceptionnel leur permettant de déceler un ver enterré à plusieurs centimètres sous la terre. Ce nez leur sert donc aussi à fouiller le sol.
 
Les musaraignes ne sont pas des rongeurs mais des insectivores. Elles sont hyperactives, plus particulièrement la nuit, d'ailleurs le cœur bat très très vite. Et si elles n'ont plus à manger, elles peuvent se mettre temporairement en hibernation.
 
Elles vivent dans le sol, sous des broussailles, les haies, les branchages et bois secs, les champs et les jardins bien évidemment. Attention, à l'automne, elles peuvent aussi profiter d'une ouverture pour se faufiler à l'intérieur de la maison, là où les insectes rentrent aussi pour se mettre plus au chaud.
 
Les musaraignes ont acquis une mauvaise réputation du fait de la légende de la piqûre de la musaraigne dont la salive toxique entrainerait une morsure venimeuse comme celle de l'araignée : en réalité seules 3 espèces rares sont dans ce cas et elles utilisent ce piège pour attraper des proies. Quoiqu'il en soit, elle provoquera chez l'homme une inflammation mais pas plus. Toutefois, son nom vient de là puisqu'en latin musaraneus signifie "souris-araignée". 
 
Les musaraignes se reproduisent facilement puisque la femelle peut faire jusqu'à 4 portées durant l'été comptant jusqu'à 10 petits qui naissent glabres ! Mais leur espérance de vie n'excède pas 2 ans.




 

Les bienfaits de la musaraigne au jardin


 
La musaraigne est une grosse mangeuse puisqu'elle consomme chaque jour son poids en nourriture. Mais rassurez-vous, à la différence des rongeurs, elle ne va pas du tout s'attaquer à vos fruits et légumes. Au contraire, elle est plutôt un allié au jardin, pour vous.
 
Elle va vous débarrasser des vers gris, des chenilles, des limaces, des perce-oreilles, des cloportes et autres insectes dont elle va faire ses repas. C'est pourquoi, elle aime particulièrement la proximité du tas de compost où elle trouve son bonheur comme s'il s'agissait d'un gigantesque garde-manger !
 
Elle se déplace dans du gazon assez haut, des massifs de fleurs, au pied des haies afin de se cacher et de se protéger de ses prédateurs qui sont les serpents, les oiseaux de nuit comme la chouette, la belette, le putois, l'hermine, la fouine et les chats.



A savoir :

  • Les musaraignes ne font jamais leur nid à l'intérieur des habitations, mais dehors, par exemple dans les racines d'un arbre.

  • Les musaraignes entrent très rarement dans les habitations, hormis au début de l'hiver, lorsque certains insectes tendent à se réfugier à l'intérieur pour fuir le froid. Une musaraigne entrée chez vous à la suite de ces insectes vous rendrait en réalité service en vous débarrassant d'eux, sans faire aucun dégât.

  • Au jardin, les musaraignes ne causent aucun dégât non plus. Si vous repérez des légumes rongés à leurs racines, il ne s'agit en aucun cas de musaraignes, mais vraisemblablement de mulots.




 

Comment accueillir les musaraignes ?

 
  • Mettez en place une friche pour permettre aux musaraignes de s’abriter dans les herbes folles.

  • Couvrez certains endroits du jardin avec des feuilles mortes pour constituer une litière, les musaraignes adorent fouiller avec leur long museau dans la litière.

  • Le compost est l’endroit où leur nourriture est abondante. Alors, recyclez vos déchets verts et organiques en compost !

  • Les chats adorent jouer avec les musaraignes. Pour éviter qu’ils ne nuisent aux musaraignes, mettez leurs deux grelots autour du cou. Le bruit avertira les musaraignes et les fera fuir !

  • Les abris sont un plus si vous ne possédez pas de muret ni d’amas pierreux dans votre jardin. Il suffit d’une planche inclinée contre un mur et au ras du sol, ou d’un tas de briques ou tuiles. Pas besoin d’être expert en bricolage pour construire un abri aux musaraignes !




En savoir plus : La faune du jardin


Tout savoir sur les oignons



L'oignon (Allium cepa), est une espèce de plante herbacée bisannuelle de la famille des Amaryllidaceae, largement et depuis longtemps cultivée comme plante potagère pour ses bulbes de saveur et d'odeur fortes et/ou pour ses feuilles. Le terme désigne aussi le bulbe de cette plante récolté comme légume. Par extension, il désigne parfois familièrement en jardinage les bulbes d'autres plantes, généralement non comestibles (par exemple : oignon de tulipe).
 
 
Il est utilisé à la fois comme légume et comme condiment.

Le bulbe de l'oignon se compose de bases épaissies de feuilles s'enveloppant les unes dans les autres. De façon générale on parle d'oignon pour tous les bulbes de liliacées, comme les tulipes.

L'échalote est une plante très voisine de l'oignon mais elle présente un nombre de points végétatifs par bulbe plus important. La saveur de l'échalote est également plus marquée que celle de l'oignon.

 
 

A - Description



L'oignon est une espèce herbacée, vivace par son bulbe unique, cultivée comme une annuelle ou bisannuelle (floraison la deuxième année). C'est une plante haute de 60 à 100 cm, dont les feuilles de couleur verte sont cylindriques, creuses (ce qui distingue cette espèce du poireau et de l'ail, autres espèces cultivées appartenant aussi au genre Allium). La tige florale dressée est également creuse. Elle présente un renflement vers sa base.

Le bulbe est relativement gros, de forme sphérique, parfois plus ou moins aplati.

Les fleurs petites (de 4 à 5 mm de large), de couleur blanche ou verte, sont regroupées en une ombelle sphérique, en position terminale sur la tige. Les fleurs ont une symétrie trimère, à trois sépales, trois pétales et six étamines. L'ovaire unique est divisé en trois loges. Le fruit est une capsule s'ouvrant par trois valves, libérant chacune généralement deux graines. On peut compter environ 600 fleurs par ombelle.

Chez certaines variétés, il arrive que des bulbilles se développent à la place des fleurs.

Les graines sont noires, anguleuses. Il y a environ 250 graines par gramme. La durée de germination est faible (2 ans).

 
Peu énergétique (47 Kcal ou 196 kJ pour 100 g), l’oignon est riche en soufre, en sélénium et en polyphénols, mais il est assez indigeste cru. À l’achat, il faut qu’il soit bien ferme ; l’oignon blanc doit être brillant, et le jaune ou le rouge doivent être protégés par une pelure sèche et cassante. Il se conserve au frais, dans un endroit sec et bien ventilé. Pour éplucher des oignons sans désagrément, il suffit de les laisser séjourner au préalable dix minutes dans le congélateur ou une heure dans le réfrigérateur, ou de les couper sous l’eau. De même, on enlève facilement la peau des petits oignons après les avoir ébouillantés une minute. Une fois épluché, l’oignon doit être consommé très rapidement.


Le larmoiement dû à l’oignon : Couper des oignons (ou bulbes ou feuilles de plantes proches de la même famille) provoque un larmoiement important, à cause de molécules volatiles, très irritantes pour les yeux. L’oignon contient un précurseur, le 1-propényl-L-cystéine-sulfoxyde, qui est accumulé dans le cytoplasme des cellules de l’oignon. Lorsqu’on coupe le bulbe, les parois cellulaires sont brisées et le précurseur rencontre une enzyme : l’alliinase, contenue dans la vacuole de la cellule. Cette enzyme va catalyser l’hydrolyse du précurseur et il se forme plusieurs produits, dont la molécule d’acide 1-propénylsulphénique. Celle-ci se condense spontanément pour former du thiosulfinate, molécule responsable du goût et de l’odeur de l’oignon.

 Mais l’oignon contient une autre enzyme, que l’on appelle Lacrymal Factor synthase, qui va transformer l’acide 1-propénylsulphénique en molécule de propanethial-S-oxyde, molécule volatile responsable de l’irritation de l’œil. La dispersion de molécules volatiles se fait lors de la coupe des cellules de l’oignon.

 La saveur de l’oignon résulte essentiellement de l’alliinase qu’il contient, alors que l’effet lacrymogène est dû à l’enzyme LFsynthase. Cela signifie qu’une variété ne faisant pas pleurer peut conserver son goût.

 Pour diminuer, voire éviter, le larmoiement, il existe différentes astuces : utiliser des couteaux bien aiguisés, éplucher l’oignon dans un récipient rempli d’eau, utiliser une hotte aspirante, protéger les yeux par des lunettes, comme des lunettes de natation. Refroidir au congélateur ou réchauffer l’oignon permet de ralentir la réaction produisant l’agent lacrymogène, car cette réaction est optimale à température ambiante.

 


 
 

B - Histoire



L’oignon est connu dès l’Antiquité. Il provient sans doute d’une espèce sauvage d’Asie centrale. L’oignon était apprécié des Égyptiens, des Grecs, des Gaulois et des Romains et n’a jamais cessé d’être utilisé. Il fait partie des plantes dont la culture est recommandée dans les domaines royaux par Charlemagne dans le capitulaire De Villis (fin du VIIIème siècle ou début du IXème). Le voyageur, chroniqueur et géographe arabe Ibn Hawqal, ayant visité la Sicile au milieu du Xème siècle, s’étonna de voir la consommation quotidienne immodérée d’oignons crus par les Siciliens, et il écrivit à leur sujet : « (…) l’abus qu’ils font de l’oignon et le mauvais goût dérivant de leur habitude de manger excessivement de cet oignon tout cru ; car entre eux il n’y a personne, à quelque classe qu’il appartienne, qui n’en mange tous les jours dans sa maison matin et soir. Voilà ce qui a corrompu leurs intelligences, altéré leurs cerveaux, abruti leurs sens, changé leurs facultés, rétréci leurs esprits, gâté le teint de leurs visages et changé tout à fait leur tempérament, au point qu’ils voient tout, ou du moins la plupart des choses, autrement qu’elles ne sont en réalité ».

La pelure d’oignon était utilisée jadis en musique pour la confection du mirliton, d’où l’un de ses noms : flûte à l’oignon (nom utilisé encore aujourd’hui en anglais : onion flute).

 
 « Ce ne sont pas ses oignons », « aux petits oignons » etc. On ne compte plus les dictons et aphorismes qui s’appuient sur le savoureux bulbe. Mais méfiez-vous, ils ne lui font pas tous référence ! L’expression « En rang d’oignon » (bien alignés), ainsi que le souligne Charles Rozan dans ses ” Petites ignorances de la langue française”, provient du baron d’Oignon, grand maître de cérémonie à la cour des rois de France, à la fin du 16ème siècle.  Sa fonction était d’assigner les places aux seigneurs présents selon leur rang et pour ce faire, avait coutume de crier: « Serrez vos rangs, Messieurs, serrez vos rangs ». Les seigneurs se moquaient alors “des rangs d’Oignon”.

 


 

C - Culture


 
La culture de l'oignon peut être réalisée sous différents climats, notamment tropicaux et tempérés, mais les rendements sont plus élevés dans les régions où l'on observe une alternance des saisons. La germination a alors lieu pendant la saison fraiche et la maturation pendant la saison plus chaude.

L’oignon ne doit pas être installé après une plante de la même famille. Ni après des plantes gourmandes (tomate, aubergine, poivron) qui ont nécessité un bon apport de compost, ou après des légumineuses qui ont restitué au sol l’azote capté sur leurs racines. L’azote fait pousser les feuilles au détriment du bulbe. 

L'oignon est une plante assez facile à cultiver en climat doux et peu humide. Le rendement moyen de l'oignon jaune est d'environ 2 kg par mètre de culture, dans ces conditions.

Il préfère les sols légers, sableux, peu argileux et demande une exposition bien ensoleillée. Il convient de respecter un délai de 3 à 5 ans avant d'installer des oignons sur une parcelle où une plante de la même famille (ail, échalote, poireau) a été cultivée les années précédentes. Il craint l'humidité qui provoque l'asphyxie des racines et le pourrissement du bulbe. Il ne faut donc pas l'arroser, sauf au moment de la formation des bulbes et en cas de forte sécheresse. Il demande peu de fumure, éviter d'apporter une fumure organique à l'installation.

Les oignons peuvent être soit semés, soit plantés sous forme de bulbilles pour les oignons jaunes, soit sous forme de plants racinés pour les oignons blancs et rouges. Les plants d'oignons sont mis en terre soit au printemps pour une récolte l'été suivant, soit à l'automne pour une récolte au printemps de l'année suivante. Les distances à respecter sont de 25 à 40 cm entre les rangs et de 12 à 20 cm entre les bulbes sur le rang.

 

- Oignon blanc

 • Semer de la mi-août à la mi-septembre en pépinière, puis repiquer à la fin du mois d’octobre sur des lignes distantes de 20 cm et à 10 cm sur le rang. Récolter du mois d’avril au mois de juin.

• Dans le Midi, semer de février à mars directement en pleine terre, éclaircir à 10 cm, puis récolter en juillet-août.

 
- Oignons de couleur

Semer de fin février à avril sur des lignes distantes de 25 cm. Enterrer peu les graines et plomber fortement. Éclaircir à 10 cm sur la ligne. Récolter au mois d’août lorsque les feuilles jaunissent, puis les conserver jusqu’en mars.



La récolte se fait quand les oignons sont mûrs et que leur feuillage est desséché. Afin de bien les conserver, il faut les faire sécher assez rapidement. Les oignons plus colorés peuvent être conservés longtemps en caisse dans un endroit sec et aéré.

Les jeunes oignons peuvent aussi être récoltés précocement pour être consommés rapidement.


Cultiver l'oignon de plein champs en agriculture biologique (PDF, 6 pages)


 

D - Maladies et ravageurs


 
Fonte des semis, causée par plusieurs champignons du sol (Pythium, Fusarium)
Charbon (Urocystis cepulae)
Mildiou de l'oignon (Peronospora destructor)
Brûlure de la feuille de l'oignon (Botrytis)
Pourriture blanche (Sclérotiniose)
Maladie vermiculaire de l'oignon ou anguillule des tiges (Ditylenchus dipsaci)
Mouche de l'oignon (Delia antiqua)

 
 

E - Variétés

 

Différentes variétés d’oignons : Plus de 1000 variétés d’oignons (et échalions) sont inscrites au Catalogue européen des espèces et variétés. Parmi celles-ci, près de 50 variétés sont inscrites au Catalogue officiel français.

 Les oignons se distinguent principalement par la couleur et la forme du bulbe, l’époque de semis et de formation de ce bulbe (certaines variétés se mettent en place à l’automne et forment un bulbe dès le printemps ; d’autres, plantées au printemps, produisent leur bulbe en été), et leur destination. En France, cinquième producteur européen, cinq départements (Côte-d’Or, Loiret, Aisne, Eure-et-Loir, Marne) assurent la moitié de la production en volume, essentiellement de l’oignon jaune. Les oignons blancs, les oignons rouges ou rosés sont produits dans les ceintures vertes autour de Paris, dans le Sud-Est et en Bretagne.

Quelques variétés se distinguent par des qualités particulières : l’oignon des Cévennes AOC, qui présente une saveur très douce et sucrée, l’oignon de type espagnol (grano d’oro), au bulbe très gros que l’on peut farcir, le jaune paille des Vertus, plat, bien brillant, idéal pour les soupes, les tartes, les purées et les plats mijotés. Les oignons rouges ou rosés sont vendus de juin à mars. Ils se mangent surtout crus en salade ; cuits, ils sont moins parfumés que les jaunes, avec une saveur un peu sucrée.


  • Oignons jaunes : Ce sont les oignons les plus cultivés : à semer de mi février à fin mars (ou entre août et septembre dans le Midi) et à récolter en août. Les oignons jaunes sont généralement plus forts en goût que les autres oignons et supportent bien les longues cuissons.

  • Oignons rouges ou rosés : Comme les oignons jaunes, les oignons rouges ou rosés se sèment au printemps (ou entre août et septembre dans le Midi) et sont récoltés à la fin de l'été. Ils sont généralement plus sucrés que les oignons jaunes. On les apprécie crus, dans les salades, auxquelles ils donnent de la couleur !

  • Oignons blancs : Les oignons blancs sont le plus souvent récoltés avant complète maturité (oignons primeurs), le bulbe n'est pas totalement formé, pour une consommation immédiate. Leur saveur est douce et légèrement sucrée. Le semis de l'oignon blanc se fait à la fin de l'été, d’août à septembre, ou à la fin de l'hiver / début de printemps (février / avril).



En variant les espèces cultivées, vous pourrez avoir des oignons toute l'année, avec en outre le plaisir de déguster des variétés qu'on ne trouve plus dans le commerce.

Les oignons blancs seront arrachés à partir de juin; les jaunes seront récoltés à partir de septembre, quand leurs tiges jaunissent.

Les feuilles sont comestibles, et même très goûteuses, lorsqu'elles sont vertes et fraîches !



 
 




F - L’oignon rocambole



 Originaire d’Europe méridionale et d’Egypte, cet oignon (Allium cepa var. proliferum) est une plante potagère vivace de la famille des Alliacées. Ses tiges vert bleuté de 50 à 80 cm de haut qui sont persistantes rappellent un peu la ciboulette.
A la fin du printemps apparaissent à leur extrémité des inflorescences roses qui donnent ensuite 2 ou 3 étages de petits bulbes groupés par 4 ou 6 qui sont rouges à maturité. Ils semblent posés sur le bout des tiges et leur aspect échevelé est tout à fait curieux.

De la fin février jusqu’en mars ou bien en octobre-novembre, plantez les bulbilles (ou les bulbes si vous avez divisé les touffes) en lignes distantes de 40 cm en les espaçant de 25 cm. Recouvrez de 3 cm de terre fine. En terre lourde, plantez sur butte pour évacuer l’humidité. Binez régulièrement. Les bulbes qui ne sont pas récoltés tombent au sol d’eux-mêmes lorsque les tiges sont sèches puis s’enracinent rapidement. Laissez en place 4 ou 5 ans puis replantez des bulbilles ou des bulbes souterrains après avoir divisé les touffes.

A noter : l’Oignon rocambole est moins sensible que les autres variétés d'Oignon aux maladies, ravageurs ou à l’excès d’humidité.

Une bonne terre de jardin bien ameublie lui convient même s’il préfère les sols légers à tendance sableuse. Évitez les fumures fraîches qui entraînent un risque de pourriture. Privilégiez les situations ensoleillées nécessaires à la formation des bulbilles.

Très rustique, cet oignon tolère la sécheresse et résiste bien aux maladies. Évitez-lui la proximité des Fabacées (pois, haricots) qu’il n’apprécie pas.

Récoltez les jeunes feuilles jusqu’à la floraison mais sans excès pour assurer la production de bulbilles. Cueillez les bulbilles de juillet à septembre. Rabattez ensuite le feuillage à 5 cm du sol. Les bulbilles secs se conservent au sec et au frais jusqu’à la fin de l’hiver.

Les feuilles s’utilisent de la même façon que la ciboulette. Les bulbilles arrivées à maturité se consomment comme les échalotes dont ils possèdent le goût délicat ; ils sont délicieux confits au vinaigre. Quant aux bulbes qui assurent la pérennité de la plante, leur saveur est forte et ils ne se conservent pas bien.


En savoir plus sur les légumes vivaces : Les légumes vivaces




Source : https://www.fermedesaintemarthe.com/A-16034-reussir-la-culture-de-l-oignon-rocambole.aspx



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Jour du dépassement : Pour des aides publiques à l’agriculture qui alimentent l’avenir



Le mercredi 2 août, nous aurons consommé l’ensemble de ressources que la planète pourra renouveler durant cette année 2017*. Pendant les 5 mois à venir, nous vivrons à crédit. La situation environnementale est grave et l’agriculture doit assumer sa part de responsabilité dans cet échec collectif. Alors que l’intérêt général va dans le sens de la protection des ressources pour une production alimentaire durable, l’argent public, lui, va soutenir, de manière privilégiée, des modèles de production qui dilapident les ressources dont nous aurons besoin dans les décennies à venir. Cette incohérence nous amène dans une impasse… mais pour France Nature Environnement le dépassement n’est pas une fatalité ! Les pouvoirs publics peuvent et doivent changer de cap pour un #MondeVivable.

 

Modèles agricoles nuisibles : une nécessaire prise de conscience

Perte de fertilité des sols, surconsommations d’eau, pollution des milieux, destruction des pollinisateurs sont autant de symptômes de modèles agricoles et alimentaires qui vont mal. Les ressources s’épuisent et rien ne vient s’opposer à cette marche accélérée vers l’autodestruction. La prise de conscience de cet état d’urgence est ancrée chez de nombreux agriculteurs depuis longtemps et de plus en plus dans l’opinion publique : les consommateurs ne veulent plus d’une alimentation et d’une agriculture qui hypothèquent leur santé et celle de leurs enfants.

 

Pour des aides financières qui accompagnent des solutions d’avenir

Passant outre ce constat, les pouvoirs publics restent bloqués sur un vieux logiciel. Et les conséquences sont désastreuses : les agriculteurs ne sont pas suffisamment accompagnés pour entamer la nécessaire transition agroécologique. Alors que certains ont misé sur l’avenir, en adoptant des mesures agro-environnementales et climatiques par exemple, les financements sur lesquels ils comptaient seront très insuffisants.

Pour Carmen Etcheverry, chargée de mission agriculture à France Nature Environnement : « Les derniers arbitrages du ministre de l’Agriculture sont extrêmement préoccupants. En refusant d’augmenter l’enveloppe des aides favorables à l’environnement, il compromet la stabilité économique des agriculteurs qui ont entamé leur transition et refuse à ceux qui le souhaitaient les leviers nécessaires pour changer de modèle. Le coup de frein au développement de l’agriculture biologique va à l’encontre du programme « ambition bio » et décrédibilise les engagements de l’Etat. Dans un contexte où l’on prépare les Etat généraux de l’alimentation et la réforme de la Politique Agricole Commune, c’est inquiétant pour l’avenir. ».

 


Transition vers un monde vivable : tous concernés

Producteurs et consommateurs ne sont pas les seuls à jouer un rôle dans l’évolution des modèles agricoles. L’Etat, les régions, les mairies ont tous une part de responsabilité à assumer. En plus des aides publiques qui doivent être fléchées vers des solutions de production durables, il faut que les pouvoirs publics s’engagent pour promouvoir des modèles vertueux, comme l’alimentation Bio et locale dans la restauration collective et la lutte contre l’artificialisation des sols par le maintien de terres agricoles. Les solutions existent, il est maintenant nécessaire de trouver le courage politique de les porter.

Pour Jean-Claude Bevillard, pilote du réseau agriculture de France Nature Environnement : « Il faut choisir le sursaut plutôt que le sursis, et c’est aujourd’hui qu’il faut choisir. La transition a commencé chez des nombreux agriculteurs ; les pouvoirs publics, Etat et collectivités territoriales, ne peuvent pas être un frein aux changements que la société exige face aux nouveaux enjeux sociaux, environnementaux et alimentaires. Le changement de cap souhaité par les consommateurs est une aubaine pour recréer du lien et redonner du sens à la production et à la consommation. Il faut que la puissance publique se saisisse de cette opportunité. »

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*Le « Jour de dépassement de la Terre », ou Over shoot Day, calculé par le Global Footprint Network, représente le jour où les consommations globales (poissons, arbres, récoltes, eau, émissions de carbone, etc.) ont dépassé ce que la planète est capable de produire ou de régénérer en un an.


 

 

Lancement d'un appel à manifestation d'intérêt





Jusqu’au 15 septembre 2017, communes, intercommunalités et parcs naturels régionaux peuvent candidater à l’appel à manifestation d’intérêt « Atlas de la biodiversité communale » lancé par l’Agence française pour la biodiversité.

 
500 atlas de la biodiversité communale en trois ans ! C’est l’objectif que souhaite atteindre l’Agence française pour la biodiversité en apportant un soutien financier aux communes, intercommunalités et parcs naturels régionaux qui souhaitent initier sur leur territoire une démarche d’atlas de la biodiversité communale (ABC).

Un ABC est une démarche qui permet à une collectivité locale de connaitre, de préserver et de valoriser son patrimoine naturel. En plus d’inventaires naturalistes, la démarche inclut également la sensibilisation et la mobilisation des élu-e-s et citoyen-ne-s et la définition de recommandations de gestion ou de valorisation de la biodiversité. L’objectif est d’identifier les enjeux de biodiversité du territoire et d’aider la collectivité à agir en les intégrant dans ses actions et stratégies.

Un ABC, c’est donc une démarche de récolte de connaissances, un outil de compréhension et d’appropriation des enjeux de la biodiversité par les élus, les agents de la collectivité locale et les acteurs du territoire, et c’est enfin un outil d’implication des acteurs locaux dans la préservation et la valorisation de la biodiversité de leur territoire.

 

Les résultats de l'appel à manifestation d'intérêt seront annoncés à l'occasion du séminaire national sur les ABC du 20 au 22 septembre à Nancy.

 

Lancé en 2010 par le Ministère de l’environnement, le programme « Atlas de la biodiversité communale » est désormais soutenu par l’Agence française pour la biodiversité en partenariat étroit avec les Directions régionales de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL/DRIEE), France Nature Environnement (FNE), les Centres permanents d’Initiation à l’Environnement (CPIE), Humanité et Biodiversité, Vivarmor Nature, l’association des Maires de France, Régions de France et les services chargés de l’environnement au sein des conseils régionaux, les Ecomaires, le Fonds de Dotation pour la Biodiversité, la Ligue de Protection des Oiseaux, les Parcs Nationaux et les Parcs Naturels Régionaux


 

 

A propos de l’Agence française pour la biodiversité

L’Agence Française pour la Biodiversité est un établissement public du Ministère de la transition écologique et solidaire. Créée le 1er janvier 2017, elle regroupe désormais l’Agence des aires marines protégées, l’Atelier technique des espaces naturels, l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques et Parcs nationaux de France. Elle exerce des missions d’appui à la mise en œuvre des politiques publiques dans les domaines de la connaissance, la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité des milieux terrestres, aquatiques et marins.