Parc naturel régional du Gâtinais français







Le parc naturel régional du Gâtinais français est une aire protégée située au sud de l’Île-de-France. Surnommé « pays des mille clairières et du grès », le site est classé « parc naturel régional » depuis le 4 mai 1999.





L’orge et l’abeille ont été choisis pour constituer le logo du Parc. L’étoile quant à elle, symbolise le réseau des Parcs naturels régionaux de France, qui suivent tous la même orientation dans leurs missions de préservation et de développement raisonné.



 

Depuis 2008, la réserve de biosphère du Pays de Fontainebleau et du Gâtinais Français a été étendue pour inclure toutes les communes du Parc Naturel Régional du Gâtinais Français.


 
 
 


Situé aux franges de l’Île-de-France, ce territoire, largement dominé par les espaces ruraux, s’organise en une dizaine de bassins de vie, notamment autour des pôles de Milly-la-Forêt, La Ferté-Alais et La Chapelle-la-Reine. Le territoire du Parc correspond au Gâtinais occidental, séparé du Gâtinais oriental par la vallée du Loing,  entités historiques datant de l’ancien Royaume de France. Le réseau hydrographique, affluent de la Seine, s’écoule du sud vers le nord et comprend quatre rivières principales : la Juine, l’Essonne, l’École et le Loing, mais le chevelu hydrographique est peu développé.

« Pays des mille clairières et du grès », le Parc puise son originalité dans ses paysages contrastés : sur un sous-sol de sable et de grès, les bois et forêts couvrent plus du tiers du territoire et  s’imbriquent dans les terres agricoles. Les affleurements et chaos de grès, dont l’extension est exceptionnelle, composent des paysages singuliers pour une région de plaine. Tous ces éléments ont favorisé l’apparition de cultures et savoir-faire particuliers : un sol sablonneux idéal pour la culture de plantes médicinales et d’orge brassicole, un sous-sol gréseux idéal pour construire des maisons, des chaos gréseux recherchés par les varappeurs, des paysages incomparables…  L’occupation du sol du Parc est ainsi répartie entre 58 % de terres agricoles, 31 % de bois et forêts, 7,5 % d’urbanisation, 2 % de milieux naturels ouverts (platières gréseuses, pelouses calcicoles, landes, marais et tourbières), 1 % de parcs et jardins, 0,5 % d’eau.




Les milieux naturels du territoire présentent une richesse exceptionnelle : il s’agit d’un des territoires les plus diversifiés d’Île-de-France. De nombreux milieux y sont représentés et certains sont uniques pour la région : milieux de platières et de chaos gréseux, pelouses calcaires, prébois calcicoles, marais, milieux boisés, mares et mouillères, landes, rivières et milieux de carrières. En particulier, le Parc accueille la concentration locale la plus forte de la région en marais alcalins et en mouillères sur la plaine de Bière. La sensibilité des zones humides au drainage, aux pollutions, aux fluctuations climatiques ou à l’abaissement du niveau de la nappe, en font des milieux particulièrement fragiles. Les rivières présentent un potentiel de biodiversité très important, en partie limité par la pollution diffuse, la faiblesse des débits et l’artificialisation des cours d’eau.

Près de la moitié des espèces végétales protégées d’Île-de-France sont présentes sur le Parc (83 sur 202) et 16 espèces ne se rencontrent pas ailleurs. On y trouve également des espèces animales peu présentes en Île-de-France comme la Couleuvre d’esculape, la Couleuvre vipérine, la Vipère aspic, la Cigale des montagnes, l’Oedicnème criard, le Guêpier d’Europe. Nombre de ces milieux et espèces ont déjà été très étudiés et protégés. Le territoire dispose en effet de nombreux inventaires et zones de protection (ZNIEFF, réserve de biosphère, sites Natura 2000, arrêtés de protection biotope, réserves naturelles, réserve biologique…). A l'inverse, la présence d’espèces envahissantes (Tortue de Floride, Ragondin, Rat musqué, Chrysomèle des marais, Renouée du Japon…) est préoccupante et devrait faire l’objet d’un suivi afin de limiter leur extension.

De très importantes continuités biologiques passent par le Gâtinais français, qui joue un rôle central dans l'ensemble des communications (d’intérêt régional, national et même supérieur) qui vont des boucles de la Seine à la vallée de la Bassée en passant par les forêts de Rambouillet et Fontainebleau. L’enjeu est de conserver et de développer différents réseaux complémentaires (aquatiques, zones humides, herbacés, arborés et praticables par la grande faune) afin d’assurer des continuités fonctionnelles entre des noyaux de populations et ainsi conserver les possibilités de dispersion des espèces, voire de migrations notamment pour permettre leur adaptation aux changements climatiques.






Le patrimoine géologique du Gâtinais français bénéficie d'une réputation internationale avec ses alignements, ses platières et ses chaos gréseux. Cependant, ce patrimoine géologique demeure très peu protégé : seule la carrière des Sablons à Auvers-Saint-Georges est aujourd'hui protégée. Les ressources en matériaux du sous-sol sont abondantes et variées sur le territoire. Au-delà des ressources en granulats relativement restreintes, la richesse des gisements réside essentiellement dans la présence de sables extra-siliceux, gisement d’intérêt national voire européen. Cependant, l’accès aux gisements est fortement limité par des contraintes de fait (urbanisation…), par des conflits d’usage avec d’autres activités ou ressources (agriculture, forêt, eau…) et par la protection réglementaire de sites naturels ou paysagers (sites classés…). Six installations de premier traitement de la silice sont implantées sur le territoire du Parc et plusieurs utilisateurs de ce matériau (verre, chimie, fonderie…) se situent sur le territoire du Parc ou à proximité. Par ailleurs, le territoire recèle quelques exploitations de calcaire et deux exploitations artisanales de grès. Cette richesse et cette diversité expliquent une exploitation artisanale déjà très ancienne de ces carrières dont une partie, aujourd’hui abandonnée, présente parfois un intérêt floristique et faunistique.







La qualité du patrimoine monumental contribue à l’identité et au prestige du Gâtinais français. Il se compose entre autres de châteaux (ChamarandeCourances, Fleury-en Bière…) et d’édifices religieux (église de Larchant…). Ces monuments et leurs abords sont souvent bien protégés. Le Parc présente de très nombreux monuments inscrits ou classés et trois ZPPAUP. Ces monuments ont bénéficié depuis la création du Parc d’une mise en valeur importante, en termes de restauration et de traitement des abords. Le Parc bénéficie également d’une proportion importante de sites inscrits ou classés qui couvrent respectivement 14 % et 18 % du territoire. Depuis la création du Parc, il y a eu un renforcement de ces protections parmi lesquelles le classement du bois de la Commanderie et de certaines vallées (Juine, Essonne). Mais l’identité du Gâtinais français passe aussi par les innombrables éléments du patrimoine vernaculaire, moins connu, souvent moins entretenu et peu protégé. Ce petit patrimoine rural, éléments individuels (maisons, lavoirs, mares…) ou ensembles (coeur de bourg…) sont les vestiges des modes d’exploitation agricole et autres fonctions (lavoirs, puits…). Certains éléments sont spécifiques au Gâtinais français comme les séchoirs à plantes médicinales ou les fosses à cresson. Enfin, le territoire bénéficie d’un riche patrimoine archéologique. On y rencontre ainsi une concentration de sites mégalithiques (menhirs et dolmens) exceptionnelle pour l’Île-de-France, et plus d’un millier de cavités ornées de gravures remontant au paléolithique supérieur, au mésolithique et au Moyen-Âge, qui en font le second centre de gravures de France.


Administration, charte


C'est sous l'impulsion des communes, des conseils généraux de l’Essonne et de Seine-et-Marne, du conseil régional d’Île-de-France, de l’État et des acteurs locaux, que le parc a été créé. Il est administré par le syndicat mixte d'aménagement et de gestion du Parc naturel régional du Gâtinais français, qui a pour mission de conjuguer préservation des patrimoines naturel et culturel, développement économique et social et maintien de la qualité de vie - un équilibre incontournable pour un développement durable.








Faune

(les liens ouvrent des pages Wiki)



Oiseaux : Les rapaces nocturnes y sont représentés avec la chouette chevêche ou chevêche d'Athéna, chouette effraie ou effraie des clochers, chouette hulotte, hibou moyen-duc et hibou des marais.







Poissons : Brochet, carpe commune, ...






Paysages


Le plateau du Gâtinais Sud



L’agriculture y est l’activité majeure. De nombreux corps de fermes à cour fermée sont logés au coeur des bourgs. Sur le plateau, les silhouettes de villages sont très visibles et emblématiques : on reconnaît de loin les villages perchés sur les buttes. Vergers, jardins potagers et petite agriculture domestique sont toujours présents et annoncent les villages, une transition entre les champs cultivés et les habitations ! Sur ce plateau sans rivière, l’eau apparaît sous forme de mares, qui occupent une place en entrée ou parfois au coeur du village. Seuls milieux humides du plateau, elles sont des réservoirs de biodiversité.





La Plaine de Bière


Bienvenue au pays des micro- paysages ! Imaginez : une plaine maraîchère ouverte, envoyant ses sillons vers l’horizon, mais aussi des vergers, des petits boisements, des mares, des mouillères au milieu de champs, des crêtes… Les silhouettes de villages dessinent le pourtour de la plaine, quand ce ne sont pas les chaos gréseux ! La lumière et les ambiances de la Plaine de Bière sont particulières, les seigneurs qui y ont installé de grands domaines et les peintres de l’école de Barbizon qui venaient y poser leurs chevalet l’avaient déjà bien compris !




La forêt des Trois Pignons, les bois de la Commanderie et de Larchant



Entre vallées et plateau, de route villageoise en route forestière, le piéton, le cycliste ou le cavalier sont à leur aise ! Les villages sont les seuils de cette forêt qui prolonge la forêt de Fontainebleau. Certains, comme Larchant ou Villiers-sous-Grez, ont été implantés au creux de clairières agricoles : du haut des coteaux boisés, on découvre une belle perspective sur ces villages. Le sous-sol gréseux et siliceux est à l’origine de la topographie accidentée et de la richesse des paysages que l’on y rencontre (boisements, landes à callunes, plages de sable, chaos gréseux…).

En savoir plus :  La forêt de Fontainebleau






Les vallées de l’école et du Rebais


Cette vallée confidente très boisée ne laisse apparaître sa rivière qu’aux endroits où la main de l’homme l’a façonnée : lavoirs, ponts, cressonnières et moulins de très belle facture. En s’éloignant de la rivière, on découvre des vallées sèches où a été conservée une agriculture de proximité : haies, vergers, arbres isolés… Le rebord du plateau voisin, très tourmenté, laisse apparaître des vallons étroits boisés ou cultivés, les canches. De nombreux chemins les empruntent et permettent de découvrir ces fenêtres ouvertes sur la vallée.




La vallée de l’Essonne


Elle a été creusée à travers les plateaux du Gâtinais sud et de la Beauce. Sur le rebord du plateau, on découvre de somptueux points de vue sur la vallée. De nombreux marais et tourbières bordent la rivière, mais l’abandon du pâturage et de l’exploitation de tourbe font tomber ces milieux en désuétude, et la foret s’installe petit à petit. La faune et la flore n’en sont pas moins riches : la haute vallée de l’Essonne fait partie du classement européen Natura 2000. L’Essonne alimente de nombreuses cressonnières, paysages ouverts dans cette vallée plutôt intimiste.





La vallée de la Juine


La Juine, avec son faisceau de ruisseaux et d’étangs, forme les marais à partir desquels se sont développés de multiples activités. Cette rivière égrène un patrimoine particulièrement riche de lavoirs, moulins, ponts… Des châteaux et leurs grands domaines ont également pris assise au bord de la Juine. Le long de son cours, le bâti traditionnel ne s’interrompt que pour céder un peu de place aux marais et à la plaine agricole en aval. Parfois, les chaos gréseux animent les perspectives.
 




Le plateau de Mondeville-Videlles



Trois paysages en un ! Au centre un plateau agricole, sur les bords du plateau des coteaux boisés et en périphérie des vallons cultivés. Ce plateau abrite des milieux naturels fragiles tels que les platières gréseuses, les landes, taillis et pelouses calcicoles. Les fermes remarquables qui s’y trouvent témoignent de l’importance de l’agriculture sur ce plateau. Les coteaux boisés sont parfois ponctués des traces d’anciennes carrières, témoignages d’un passé économique important.


Le plateau de Beauce-Gâtinais et les reliefs Juine-Essonne



Ce plateau se différencie de celui de la Beauce par les ondulations des espaces cultivés, dues à la présence de vallées sèches. Longé par la vallée de la Juine au nord-ouest et par l’Essonne à l’est, le plateau laisse apparaître sur ses rebords des crêtes boisées, véritables belvédères plongeant d’un côté sur les vallées et de l’autre embrassant les vastes clairières agricoles. Champs, landes et bois côtoient marais et roselières.






Natura 2000


Marais des basses vallées de l’Essonne et de la Juine



Pelouses calcaires du Gâtinais


Haute vallée de l’Essonne







Balades et randonnées






Randonnées en Essonne (15 randonnées pédestres et 15 randonnées cyclotouristiques)



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