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Des articles de saison pour passer un bon hiver !




Pour combattre un rhume naturellement.



Et pour recharger ses batteries :

Il y a de la vitamine C dans de nombreux végétaux locaux.



Et on fait une petite cure pour retrouver tout son tonus :



Pour protéger sa peau du froid et de la déshydratation, rien de mieux que les huiles végétales.
A chaque peau, son huile.
Découvrez laquelle est faite pour vous !



Projet épicerie en vrac


Voici une étude de marché sur l'implantation d'une épicerie en vrac dans le secteur d'Arpajon.
Si vous êtes intéressés, n'hésitez pas à répondre au questionnaire.


Répondre au questionnaire


Du 100% local direct producteurs : Le premier Drive de produits fermiers en Essonne






Chaque semaine, 11 producteurs mettent en vente leurs produits de saison : fruits et légumes, volailles, porcs, agneaux, œufs ou encore produits laitiers et autres plats cuisinés, faites vos courses en ligne jusqu’au mardi à 10h puis récupérez les le jeudi en fin d’après midi.

L’association “Drive Fermier Essonne” réunit 9 membres fondateurs, tous producteurs en Essonne et désireux d’offrir du circuit-court aux Essonniens, des champs à l’assiette.
 
Le local et la revalorisation des produits agricoles vendus en direct sont une clé pour demain. Les agriculteurs à l’origine du drive fermier dans l’Essonne souhaitent plus que jamais aller chercher la valeur ajoutée de leurs produits et la proximité avec le consommateur, si proche d’eux.
En créant ce drive fermier, il maitrise d’un bout à l’autre la commercialisation, le tout dans un esprit collectif et constructif!
 
Venez les rencontrer lors des distributions hebdomadaires!
 
 


 
 
 
 

Tout savoir sur les Menthes






Les menthes forment un genre (Mentha) de plantes herbacées vivaces de la famille des Lamiacées (Labiées), sous-famille des Nepetoideae, tribu des Mentheae, sous-tribu des Menthinae. Ce genre comprend de nombreuses espèces, dont beaucoup sont cultivées comme plantes aromatiques et condimentaires, ornementales ou médicinales.


Le genre Mentha est très diversifié. Pour cette raison, les nuances de couleurs de la floraison et du feuillage varient d’une espèce à l’autre. Il en est de même pour la taille et le port, même si ces critères sont sensiblement identiques d’une menthe à l’autre. Le plus souvent, la floraison s’échelonne de juillet à septembre/octobre et est de couleur rosée comme pour la Mentha spicata. Cette vivace rustique se présente sous forme de touffes denses au feuillage semi-persistant. Les feuilles sont ovales lancéolées et souvent velues. La menthe est surtout connue pour son feuillage aromatique. Toutes les parties de la plante sont odorantes mais l’odeur la plus forte se dégage essentiellement des feuilles. On trouve actuellement des variétés au parfum de réglisse telles que la menthe suisse ou la menthe réglisse !



A. Les différentes variétés








Les autres menthes.


Menthe est un nom attribué aussi, en langage courant, à d'autres plantes ne relevant pas du genre Mentha :

  • la menthe-coq ou menthe de Notre-Dame, Tanacetum balsamita L. subsp. balsamita, Astéracées.
  • la menthe des chats ou cataire, Nepeta cataria L., Lamiacées.
  • la menthe d'auvairniton bourgrire aussi appelée menthe poivrée du sud, Lamiacées.

Ainsi que :






B. Culture, récolte et conservation



La menthe, réputée envahissante, se cultive de préférence seule et demande un substrat toujours humide sauf en hiver. Elle préfère une terre riche tout au long de l’année. Exposée à l’ombre ou en lumière tamisée, la menthe devient très résistante. Selon les espèces, elle est rustique jusqu’à -5 ou -15°C. Idéalement, placez-la dans un endroit humide type prairies, fossés ou bords de rivières et ruisseaux. Certaines menthes comme Mentha aquatica sont totalement aquatiques et vivent les pieds dans l’eau.
 

 
Au potager, elle éloigne de nombreux insectes parasites, comme les pucerons et les fourmis. Elle aime la compagnie du brocoli, de la camomille, des choux (Bruxelles, chou-fleur), des navets, des pois, des radis et des tomates.

Elle n'apprécie pas le voisinage de la carotte, du concombre, du cornichon et du maïs.


La menthe demande très peu d'entretien :

  • Arrosez seulement par temps chaud, car il faut maintenir le sol frais, mais sans excès d'eau.
  • Sarclez et binez.
  • Coupez les tiges à quelques centimètres au-dessus du sol, dès le mois de novembre.
  • Ne fertilisez pas.

On ne connaît pas de parasite majeur à la menthe. Cependant, elle redoute l'oïdium.

L'oïdium nommé aussi « maladie du blanc » recouvre la plante d'un feutrage blanc d'aspect farineux. Les feuilles agressées se déforment et se perforent. Cela est généralement dû à une ambiance confinée et à de l'air chargé d'humidité.

 
 

La taille


•Taille d'entretien : il est conseillé de tailler la menthe en hauteur. Cette taille permettra de limiter sa pousse l’empêchant de devenir trop envahissante. Cela stimulera également la pousse des feuilles sur les côtés. En coupant les tiges régulièrement, vous favoriserez le développement de nouvelles pousses.

•Taille d'été : les fleurs éclosent généralement entre juin et septembre. Couper les bourgeons avant leur floraison permettra de contrôler la pousse de la plante et fera bénéficier d’une période de récolte plus importante. On peut aussi pincer les extrémités des tiges pour empêcher la plante de fleurir et ainsi favoriser le développement de nouvelles feuilles.

•Taille d'automne : en novembre, coupez les tiges à quelques centimètres au-dessus du sol.

 


La multiplier

La menthe est une plante très facile à multiplier. Il existe plusieurs méthode, mais la plus simple et rapide, pour peu que vous ayez un plant déjà à disposition est la division.


  • La division des racines

La division des pieds de menthe s'opère en général au printemps (Avril) ou à l'Automne (Septembre). Mais s'il ne fait pas trop froid, vous pouvez essayer à n'importe quelle période de l'année.
Commencez par déterrer le pied avec les racines. Coupez-le en tronçons de 5 à 10cm avec une bêche ou un sécateur. Enterrez chaque tronçon sous plusieurs centimètres de terre puis arrosez. Si le dieu du jardinage est avec vous, une bonne semaine plus tard vous verrez apparaître plusieurs nouvelles tiges.


  • Le bouturage des tiges

Pour bouturer votre menthe, prélevez quelques tiges de 10/15 centimètres. Enlevez les feuilles sur les deux tiers puis plongez les tiges dans un verre d'eau.
Attendre quelques semaines que des racines se forment, puis les planter.


 

Récolte et conservation


La période de récolte peut se réaliser toute l'année, mais plus généralement de mars à octobre. Vous pouvez cueillir les feuilles de menthe au fur et à mesure des besoins, mais de préférence le matin.

Coupez les tiges ou cueillez les feuilles. Il est conseillé de ne pas cueillir plus du tiers des feuilles de menthe en une seule fois. Laissez ensuite la plante repousser pour passer à une nouvelle récolte.

Il est préférable de cueillir la menthe le matin avant que le soleil n'altère les vertus aromatiques des feuilles.


Sinon, vous pouvez la conserver :

Au réfrigérateur : les feuilles se conservent quelques jours enveloppées dans du papier essuie tout humide entouré d'un sachet en plastique au réfrigérateur.

la faire sécher : pour utiliser les feuilles de menthe toute l'année il convient de les sécher. On suspend les tiges coupées à l'envers dans un lieu sec, sombre et chaud. Ensuite, une fois que les feuilles sont bien craquantes, on les stocke dans un récipient opaque et parfaitement hermétique.

La congeler : il est aussi possible de congeler les feuilles de menthe. Placez quelques feuilles de menthe (5 à 10) dans un compartiment du bac à glaçons, remplissez avec de l'eau et mettez-le au congélateur. Vous pouvez également disposez quelques feuilles de menthe à plat dans un sachet en plastique ou sur un plateau que vous conserverez au congélateur.


 
 
 
 

La menthe est surtout utilisée en cuisine pour aromatiser les sauces, les boissons, les desserts, les salades de fruits, les compotes, mais aussi les viandes, les poissons ou le taboulé.

Elle éloigne les mites, elle est donc utile dans les armoires. Au grenier, elle dérange les rongeurs.


 


Bien évidement voici la recette du Mojito


Ingrédients

  • 5 cl de rhum
  • 9 cl d'eau gazeuse
  • 2 cuillères à café de sucre blanc
  • Le jus d'un demi-citron vert
  • 2 branches de menthe fraîche
  • Quelques glaçons entiers


Recette

Dans un grand verre, mettez 2 cuillères à café de sucre blanc. Ajoutez le jus d'un demi citron vert (sans les quartiers pour éviter l'amertume). Complétez avec 2 branches de menthe fraîche.

Pilez les ingrédients avec 9 cl d'eau gazeuse pour délivrer tous les arômes de menthe sucrée. Ajoutez ensuite 5 cl de rhum et terminez avec des glaçons entiers pour rafraîchir le Mojito sans le diluer.




Comment faire de l'extrait ou de la liqueur de menthe, voici la recette :
 
Macérât alcoolique de menthe

 


C. Vidéos

 
















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Au potager




Tout savoir sur l'ail (ou les aulx)



L’ail, ail commun ou ail cultivé (Allium sativum) est une espèce de plante potagère vivace monocotylédone dont les bulbes, à l’odeur et au goût forts et à la saveur piquante, sont souvent employés comme condiment en cuisine.

            Une tête d’ail se compose de plusieurs caïeux ou gousses d’ail.
L’ail est connu depuis les temps les plus reculés pour ses vertus médicinales.
            Hippocrate classait l’ail parmi les médicaments sudorifiques, assurant qu’il était « chaud, laxatif et diurétique ».
            Grâce aux croisés, il fut considéré comme la panacée en Europe, même contre la peste et les possessions démoniaques (Les têtes d’ail agitées devant les vampires ou Dracula…).


            L’une des sauces médiévales les plus appréciées était la « sauce d’aulx », qui alliait l’ail pilé au persil et à l’oseille, pour accompagner les poissons, ou au vinaigre et à la mie de pain, pour les grillades.

 

 

A. Description


 

Plante herbacée, bulbeuse et vivace assez grande à nombreuses feuilles engainant le bas de la tige. Elle mesure 5 à 12 cm de hauteur.
 

            L’inflorescence est rare chez beaucoup de cultivars et n’apparait qu’occasionnellement en cas de stress. Elle est enveloppée d’une spathe en une seule pièce tombant assez rapidement. Les fleurs sont groupées en ombelles. Assez peu nombreuses, elles sont de couleur blanche ou rose et s’épanouissent en été.


            Le fruit est une capsule à 3 loges, mais celle-ci est très rarement produite et la hampe florale donne plus souvent naissance à des bulbilles florales sauf pour les cultivars originaires d’Asie centrale et du Caucase qui sont proches du type sauvage.


            La multiplication végétative est plutôt la règle par le biais des bulbes formés à la base de la tige. Ce sont des bulbes composé de 3 à 20 bulbilles (gousses) arquées appelés caïeux. Chacun est entouré d’une tunique parcheminée et le groupe d’un même pied est lui-même inclus dans une tunique identique à multiples couches.





            B. Variétés



La classification traditionnelle distingue les cultivars selon des critères morpho-physiologiques en fonction de leur période de végétation et de la couleur de la tunique du bulbe et des bulbilles.

            – L’ail d’automne est planté de septembre à novembre, c’est de l’ail blanc ou violet qui est souvent plus précoce mais supporte moins bien le froid. Il produit très rarement des hampes florales. La récolte s’étale sur deux mois de mi-avril à mi-juin pour la récolte en frais et de mi-mai à mi-juillet pour la récolte en sec. Il se conserve jusqu’en décembre-janvier.
           

 – L’ail de printemps est planté entre décembre et janvier avec un mois en plus ou en moins selon les variétés et le climat et parfois même jusqu’en mars. Lui aussi ne produit que très rarement des hampes florales. C’est de l’ail rose qui se récolte presque toujours en sec en juillet. Il se conserve jusqu’en mars-avril de l’année suivante.
           
– L’ail à bâtons est dit alternatif car pouvant être planté de novembre à février. Il produit couramment des hampes florales. Ce sont des ails roses récoltés généralement en sec de la mi-juin à la mi-juillet.

 
Chacun des groupes comporte ses propres cultivars, en grande partie cultivés dans les régions d’Europe méridionale.

Actuellement près de 130 cultivars sont inscrits au Catalogue européen des espèces et variétés et près de 35 au Catalogue officiel français.


Dans le cas de la France, en fonction du terroir où elles sont cultivées et de leur couleur spécifique, ces variétés sont parfois labellisées :
– Ail blanc de Lomagne (Midi-Pyrénées), IGP
– Ail d’Auvergne
– Ail de Cherrueix (Bretagne).
– Ail de la Drôme, IGP
– Ail de Provence
– Ail fumé d’Arleux (Nord-Pas-de-Calais, demande d’IGP en attente) ;
– Ail rose de Lautrec (Midi-Pyrénées), IGP et Label rouge
– Ail rose du Var (synonymes : Rose de Brignoles ou Moulinen )
– Ail violet de Cadours (Midi-Pyrénées)

 






 



C. Culture



 
La plante aime les sols légers, profonds, riches en éléments nutritifs anciens et bien drainés. Les semences sont enfouies à 3-5 cm de profondeur, les plants espacés de 10-15 cm et les lignes espacés de 25-30 cm. Les bulbes d’ail pourrissent dans les sols lourds et glaiseux, surtout s’ils restent humides. Il ne faut pas cultiver dans les sols organiques ni utiliser de fumiers frais, cela les fait pourrir. L’ail préfère les engrais granulaires minéraux. Ne jamais rechausser les bulbes d’ail, la surface du bulbe doit se trouver à l’air. Utiliser les parties extérieures pour la plantation et le centre pour la consommation.

            En France, on peut le planter à partir de mai. Dans les régions plus chaudes, la plantation peut se faire jusqu’en automne si elle est faite dans un sol qui se drainera bien en hiver. Les plantations automnales donnent de meilleures récoltes.

A la fin de l’été, « nouer » le feuillage (le coucher sur le sol) afin de faire mûrir les bulbes et d’augmenter la récolte.
Les gousses des épiceries sont souvent traitées aux anti-germinatifs et ne peuvent donc pas être replantées.

 

 
 

D. L’ail rocambole


 

L’ail rocambole (Allium scorodoprasum L. 1753) est une plante herbacée, haute de 20 à 40 cm, vivace par son bulbe et ses bulbilles floraux.

Feuilles à limbe allongé, tubulaire, naissant toutes du bulbe, à gaines membraneuses, embrassantes, emboîtées les unes dans les autres. L'odeur, forte en soufre, se développe dès que les tissus sont écrasés.

La tige florale est contournée en spirale en sa partie supérieure et se termine par une inflorescence renfermées avant la floraison dans une spathe écailleuse. Les fleurs sont blanchâtres ou rosées, groupées, mêlées à des bulbilles. Lorsque la tige sèche à l'automne, elle plie et amène les bulbilles jusqu'au sol où elles s'enracinent.

Son bulbe est formé de caïeux (gousses), ovoïdes, oblongs, comprimés latéralement, un peu arqués et renfermés dans une tunique commune.

L'ail rocambole se cultive comme l’ail commun. Il apprécie une terre bien drainée, légère et sans fumure récente (depuis au moins 1 an). Installez-le dans un endroit ensoleillé, là où vous n'avez pas cultivé les années précédentes de légumes de la même famille (échalote, oignon et poireau). Si votre terre est très humide, ajoutez un peu de sable à votre terre et plantez l'ail sur des buttes de 10 à 15 cm de haut. Cette culture sur buttes facilite l'écoulement de l'eau et permet également d'augmenter légèrement la température du sol. L’ail rocambole se plante au printemps, de mars à mai.

La plantation se fait à 25 cm en tous sens. Creusez un trou (3 fois le volume de la motte), placez la motte, et recouvrez de terre. Tassez et arrosez légèrement.

Binez et sarclez, surtout au début de la culture. Arrosez uniquement en cas de sécheresse vers le mois de mai.

A noter : l’ail rocambole est moins sensible que l’ail commun aux maladies, ravageurs ou à l’excès d’humidité. Attention, l'ail rocambole disparaît au début de l'été et ne repousse qu'en automne.

Certaines variétés d'ails cultivés du groupe I dit "à tige dure" portent aussi parfois le nom de rocambole par analogie mais leur hampe florale n'est jamais consommée.

 
Toutes les parties de l'ail rocambole se consomment, en effet, on pourra consommer les bulbilles aériens, les tiges, les feuilles et les bulbes souterrains.

 L'ail rocambole est souvent cultivé comme une vivace au potager, on consomme donc le plus fréquemment les bulbilles aériens en laissant le bulbe souterrain en place pendant plusieurs années au potager.

 Mettez les bulbilles aériens récoltés à sécher comme de l'ail commun sur un journal, dans un endroit sec et tempéré exposé à la lumière mais à l'abri des rayons du soleil.  

 
 
 
 

E. L'ail des ours

 
 
 
L'ail des ours (Allium ursinum), également appelé ail sauvage ou ail des bois, est une plante herbacée vivace de la famille des Amaryllidaceae.
 
C'est une plante de sous-bois frais et ombragés, à fleurs blanches de 20 à 50 cm de hauteur. Lorsque son feuillage est légèrement froissé, elle dégage une forte odeur caractéristique d'ail. C'est une plante sociale qui forme parfois de vastes colonies dans les sous-bois frais ou le long des ruisseaux. Les feuilles apparaissent en février-mars et les fleurs d'avril à juin. La période de la récolte se termine avec les premières fleurs.
 
Il a été très utilisé en Europe et en Asie. On peut manger son bulbe et ses feuilles comme légume ou condiment. Il est excellent cru dans les salades. Ses feuilles se préparent sous forme de pesto et soupe ou comme épice dans des salades, des tisanes. On peut le cuire comme des épinards, le consommer sur des tartines, ou encore dans du yaourt nature. On en fait enfin un beurre assaisonné pour les grillades.
 
Durant les quelques semaines de floraison, qui ont lieu d'avril à juin, l'ail des ours constitue une source de nourriture importante pour de nombreux insectes pollinisateurs. Riche en nectar et en pollen cette plante mellifère présente un intérêt apicole non négligeable.
 
On utilise le bulbe dans des : teintures, sirops, décoctions, jus, cataplasme de pulpe, essences. Il est conseillé de l'utiliser de préférence cru pour préserver la vitamine C. L'essence est utilisée comme rubéfiant en cas de rhumatismes et comme désinfectant de l'atmosphère intérieure. Les feuilles fraîches peuvent être utilisées comme épice, coupées menu comme de la ciboulette ou du persil et mises sur du pain, sur les soupes, les sauces, les salades et les plats à base de viande. Ceci est approprié pour les diarrhées chroniques et aiguës, mais également en cas de constipation lorsque celle-ci est due à des crampes internes ou à un relâchement de l'intestin.
 
 
Dangers de confusion
 
Avant floraison, l'ail des ours peut être confondu avec le muguet de mai ou le colchique d'automne, qui sont tous deux très toxiques (éventuellement mortels). La distinction peut facilement se faire grâce à l'odeur alliacée dégagée par les feuilles froissées de l'ail des ours uniquement, ainsi que par la consistance des feuilles, coriaces chez le muguet et encore plus chez le colchique.
 
 Autre risque de confusion : certaines variétés d'arum peuvent pousser mêlées à l'ail des ours. L'arum est très toxique (éventuellement mortel). Or les jeunes feuilles d'arum présentent une forme et une couleur identiques à celles des jeunes feuilles d'ail des ours, le risque de confusion est donc important. Les deux variétés se distinguent uniquement par le dessin des nervures, parallèles pour l'ail des ours et pennées pour l'arum. En outre les feuilles d'arum froissées ne dégagent pas d'odeur alliacée. En grandissant, la feuille d'arum prend une forme caractéristique permettant de la distinguer plus aisément de la feuille d'ail des ours.
 
 
Culture
 
L'ail des ours se multiplie par division des bulbes ou par semis.
Par division de bulbes : en octobre, prélevez quelques bulbes là où ils sont nombreux (jamais avant 3 ou 4 ans après le semis), et replantez-les, à mi-ombre, tous les 20 cm.
 
Par semis : La récolte des graines d'ail des ours se fait en juin ou juillet, lorsque les ombelles sont à maturité.
Coupez-les avec leur pédoncule.
Faites-les sécher dans un local frais, sec et aéré, puis battez-les au-dessus d'une table, pour récupérer les graines.
Semis à l'ombre ou à mi-ombre, en sol frais, plutôt lourd, très riche en humus et terreau de feuilles, en sachant que c'est une plante envahissante.
Semez très clair en juillet, dans un sol bien préparé, enrichi de compost.
Recouvrez les graines d'un centimètre de terreau.
Arrosez à la pomme chaque semaine, jusqu’en septembre.
N’éclaircissez que la 2e année, à 20 cm, et profitez-en pour consommer les jeunes plants retirés.
 
L’ail des ours entre en dormance l’été pour réapparaître au printemps suivant.
 
On ne connaît aucun ennemi à l’ail des ours, à part les ours qui aimeraient la consommer après leur longue hibernation.
 
Vous pouvez commencer la récolte des feuilles et des fleurs l’année qui suit le semis, en avril, mai et juin, mais attendez 3 ans pour commencer à prélever les bulbes.
 
Les bulbes se conservent une semaine. Les fleurs et les feuilles doivent se consommer très fraîches.
 
Vous pouvez congeler les feuilles : lavez-les et laissez-les ressuyer sur un papier essuie-tout avant de les ranger dans une boite ou un sachet spécial congélation.
 

 
 
 

F. En cuisine



  
 
Ainsi, non seulement, l’ail relève les plats tout en ayant un apport calorique presque nul, mais en plus, il est  diurétique. Riche en fructosanes et en potassium, il stimule le métabolisme. Autrement dit : deux en un, ce petit aliment magique contribue à la fois à vous procurer un sentiment de satiété, ainsi qu’à éliminer. Un ingrédient indispensable si vous envisagez une cure détox, par exemple, malgré ses effets dévastateurs sur l'haleine
 


Remerciez aussi ses antioxydants, notamment le sélénium, qui aident la peau à se protéger contre les méfaits du soleil. L’ail est également très riche en vitamine C, indispensable pour l’énergie, et en vitamine B6, qui favorise une bonne gestion du stress – grand responsable du vieillissement. Ce n’est sans doute pas un hasard si l’ail fait partie des indispensables du régime méditerranéen, réputé pour ses centenaires en pleine forme.

 
Dernier petit conseil pour vous éviter des effets secondaires indésirables : si vous le digérez mal, commencez par l’absorber cuit avant de progressivement passer au cru. Enfin, n’oubliez jamais d’enlever le germe vert qui se trouve au milieu.

 

L’ail : cru ou cuit?
 
 L’enzyme que l’on retrouve dans l’ail et qui permet la formation de l’allicine et des autres composés sulfurés est désactivée par la chaleur. Selon le mode et le temps de cuisson de l’ail, les composés sulfurés formés seront différents et la quantité d’antioxydants pourra diminuer. Les propriétés de l’ail cru seraient ainsi supérieures à celles de l’ail cuit. Un truc : ajouter l’ail 20 minutes ou moins avant la fin de la cuisson afin de préserver le plus possible la qualité de ses composés actifs.

 
Attention : consommé en trop grandes quantités, l’ail peut entraîner des brûlures gastriques.
 






 

 G. Des vidéos






















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Au potager



Tout savoir sur le Topinambour (Helianthus tuberosus).




De la plantation à la récolte, sa culture est facile et peu exigeante, et le topinambour vous comblera sans aucun doute.

Le topinambour (plur. toupinambaux, bot. Helianthus tuberosus L., 1753), aussi appelé artichaut de Jérusalem, truffe du Canada ou soleil vivace, est une plante vivace de la famille des astéracées, dont l'espèce appartient au même genre que le tournesol (Helianthus annuus).

 

A. Origine et histoire


 
Le topinambour est originaire d'Amérique du Nord (États-Unis et Canada), où il était cultivé par des tribus amérindiennes bien avant l'arrivée des Européens.

Samuel de Champlain, explorateur français le découvrit en 1605 lors des ses expéditions dans la Nouvelle France (actuel Canada). Il rapporta que les populations indigènes la cultivaient de longue date comme fourrage et comme légume.

Sa diffusion en Europe se développe rapidement grâce à sa culture facile, sa rusticité et sa forte multiplication végétative, même dans des sols pauvres. Il est appelé poire de terre dans le Traité des aliments de Louis Lémery en 1702.

Durant la Seconde Guerre mondiale, sa consommation augmente, car le topinambour, tout comme le rutabaga (Brassica napus subsp. rapifera), n'était pas réquisitionné au titre des indemnités de guerre à verser à l'Allemagne - à la différence de la pomme de terre. C'est pourquoi dans certains pays d'Europe il reste associé aux souvenirs de guerre.

L'appellation « cul d’artichaut » en langage populaire provient de son goût proche de l'artichaut.

L'appellation anglaise « artichaut de Jérusalem » (Jerusalem artichoke) viendrait quant à elle, de la déformation du terme italien girasole (« tournesol »).

 

Tout savoir sur les oignons



L'oignon (Allium cepa), est une espèce de plante herbacée bisannuelle de la famille des Amaryllidaceae, largement et depuis longtemps cultivée comme plante potagère pour ses bulbes de saveur et d'odeur fortes et/ou pour ses feuilles. Le terme désigne aussi le bulbe de cette plante récolté comme légume. Par extension, il désigne parfois familièrement en jardinage les bulbes d'autres plantes, généralement non comestibles (par exemple : oignon de tulipe).
 
 
Il est utilisé à la fois comme légume et comme condiment.

Le bulbe de l'oignon se compose de bases épaissies de feuilles s'enveloppant les unes dans les autres. De façon générale on parle d'oignon pour tous les bulbes de liliacées, comme les tulipes.

L'échalote est une plante très voisine de l'oignon mais elle présente un nombre de points végétatifs par bulbe plus important. La saveur de l'échalote est également plus marquée que celle de l'oignon.

 
 

A - Description



L'oignon est une espèce herbacée, vivace par son bulbe unique, cultivée comme une annuelle ou bisannuelle (floraison la deuxième année). C'est une plante haute de 60 à 100 cm, dont les feuilles de couleur verte sont cylindriques, creuses (ce qui distingue cette espèce du poireau et de l'ail, autres espèces cultivées appartenant aussi au genre Allium). La tige florale dressée est également creuse. Elle présente un renflement vers sa base.

Le bulbe est relativement gros, de forme sphérique, parfois plus ou moins aplati.

Les fleurs petites (de 4 à 5 mm de large), de couleur blanche ou verte, sont regroupées en une ombelle sphérique, en position terminale sur la tige. Les fleurs ont une symétrie trimère, à trois sépales, trois pétales et six étamines. L'ovaire unique est divisé en trois loges. Le fruit est une capsule s'ouvrant par trois valves, libérant chacune généralement deux graines. On peut compter environ 600 fleurs par ombelle.

Chez certaines variétés, il arrive que des bulbilles se développent à la place des fleurs.

Les graines sont noires, anguleuses. Il y a environ 250 graines par gramme. La durée de germination est faible (2 ans).

 
Peu énergétique (47 Kcal ou 196 kJ pour 100 g), l’oignon est riche en soufre, en sélénium et en polyphénols, mais il est assez indigeste cru. À l’achat, il faut qu’il soit bien ferme ; l’oignon blanc doit être brillant, et le jaune ou le rouge doivent être protégés par une pelure sèche et cassante. Il se conserve au frais, dans un endroit sec et bien ventilé. Pour éplucher des oignons sans désagrément, il suffit de les laisser séjourner au préalable dix minutes dans le congélateur ou une heure dans le réfrigérateur, ou de les couper sous l’eau. De même, on enlève facilement la peau des petits oignons après les avoir ébouillantés une minute. Une fois épluché, l’oignon doit être consommé très rapidement.


Le larmoiement dû à l’oignon : Couper des oignons (ou bulbes ou feuilles de plantes proches de la même famille) provoque un larmoiement important, à cause de molécules volatiles, très irritantes pour les yeux. L’oignon contient un précurseur, le 1-propényl-L-cystéine-sulfoxyde, qui est accumulé dans le cytoplasme des cellules de l’oignon. Lorsqu’on coupe le bulbe, les parois cellulaires sont brisées et le précurseur rencontre une enzyme : l’alliinase, contenue dans la vacuole de la cellule. Cette enzyme va catalyser l’hydrolyse du précurseur et il se forme plusieurs produits, dont la molécule d’acide 1-propénylsulphénique. Celle-ci se condense spontanément pour former du thiosulfinate, molécule responsable du goût et de l’odeur de l’oignon.

 Mais l’oignon contient une autre enzyme, que l’on appelle Lacrymal Factor synthase, qui va transformer l’acide 1-propénylsulphénique en molécule de propanethial-S-oxyde, molécule volatile responsable de l’irritation de l’œil. La dispersion de molécules volatiles se fait lors de la coupe des cellules de l’oignon.

 La saveur de l’oignon résulte essentiellement de l’alliinase qu’il contient, alors que l’effet lacrymogène est dû à l’enzyme LFsynthase. Cela signifie qu’une variété ne faisant pas pleurer peut conserver son goût.

 Pour diminuer, voire éviter, le larmoiement, il existe différentes astuces : utiliser des couteaux bien aiguisés, éplucher l’oignon dans un récipient rempli d’eau, utiliser une hotte aspirante, protéger les yeux par des lunettes, comme des lunettes de natation. Refroidir au congélateur ou réchauffer l’oignon permet de ralentir la réaction produisant l’agent lacrymogène, car cette réaction est optimale à température ambiante.

 


 
 

B - Histoire



L’oignon est connu dès l’Antiquité. Il provient sans doute d’une espèce sauvage d’Asie centrale. L’oignon était apprécié des Égyptiens, des Grecs, des Gaulois et des Romains et n’a jamais cessé d’être utilisé. Il fait partie des plantes dont la culture est recommandée dans les domaines royaux par Charlemagne dans le capitulaire De Villis (fin du VIIIème siècle ou début du IXème). Le voyageur, chroniqueur et géographe arabe Ibn Hawqal, ayant visité la Sicile au milieu du Xème siècle, s’étonna de voir la consommation quotidienne immodérée d’oignons crus par les Siciliens, et il écrivit à leur sujet : « (…) l’abus qu’ils font de l’oignon et le mauvais goût dérivant de leur habitude de manger excessivement de cet oignon tout cru ; car entre eux il n’y a personne, à quelque classe qu’il appartienne, qui n’en mange tous les jours dans sa maison matin et soir. Voilà ce qui a corrompu leurs intelligences, altéré leurs cerveaux, abruti leurs sens, changé leurs facultés, rétréci leurs esprits, gâté le teint de leurs visages et changé tout à fait leur tempérament, au point qu’ils voient tout, ou du moins la plupart des choses, autrement qu’elles ne sont en réalité ».

La pelure d’oignon était utilisée jadis en musique pour la confection du mirliton, d’où l’un de ses noms : flûte à l’oignon (nom utilisé encore aujourd’hui en anglais : onion flute).

 
 « Ce ne sont pas ses oignons », « aux petits oignons » etc. On ne compte plus les dictons et aphorismes qui s’appuient sur le savoureux bulbe. Mais méfiez-vous, ils ne lui font pas tous référence ! L’expression « En rang d’oignon » (bien alignés), ainsi que le souligne Charles Rozan dans ses ” Petites ignorances de la langue française”, provient du baron d’Oignon, grand maître de cérémonie à la cour des rois de France, à la fin du 16ème siècle.  Sa fonction était d’assigner les places aux seigneurs présents selon leur rang et pour ce faire, avait coutume de crier: « Serrez vos rangs, Messieurs, serrez vos rangs ». Les seigneurs se moquaient alors “des rangs d’Oignon”.

 


 

C - Culture


 
La culture de l'oignon peut être réalisée sous différents climats, notamment tropicaux et tempérés, mais les rendements sont plus élevés dans les régions où l'on observe une alternance des saisons. La germination a alors lieu pendant la saison fraiche et la maturation pendant la saison plus chaude.

L’oignon ne doit pas être installé après une plante de la même famille. Ni après des plantes gourmandes (tomate, aubergine, poivron) qui ont nécessité un bon apport de compost, ou après des légumineuses qui ont restitué au sol l’azote capté sur leurs racines. L’azote fait pousser les feuilles au détriment du bulbe. 

L'oignon est une plante assez facile à cultiver en climat doux et peu humide. Le rendement moyen de l'oignon jaune est d'environ 2 kg par mètre de culture, dans ces conditions.

Il préfère les sols légers, sableux, peu argileux et demande une exposition bien ensoleillée. Il convient de respecter un délai de 3 à 5 ans avant d'installer des oignons sur une parcelle où une plante de la même famille (ail, échalote, poireau) a été cultivée les années précédentes. Il craint l'humidité qui provoque l'asphyxie des racines et le pourrissement du bulbe. Il ne faut donc pas l'arroser, sauf au moment de la formation des bulbes et en cas de forte sécheresse. Il demande peu de fumure, éviter d'apporter une fumure organique à l'installation.

Les oignons peuvent être soit semés, soit plantés sous forme de bulbilles pour les oignons jaunes, soit sous forme de plants racinés pour les oignons blancs et rouges. Les plants d'oignons sont mis en terre soit au printemps pour une récolte l'été suivant, soit à l'automne pour une récolte au printemps de l'année suivante. Les distances à respecter sont de 25 à 40 cm entre les rangs et de 12 à 20 cm entre les bulbes sur le rang.

 

- Oignon blanc

 • Semer de la mi-août à la mi-septembre en pépinière, puis repiquer à la fin du mois d’octobre sur des lignes distantes de 20 cm et à 10 cm sur le rang. Récolter du mois d’avril au mois de juin.

• Dans le Midi, semer de février à mars directement en pleine terre, éclaircir à 10 cm, puis récolter en juillet-août.

 
- Oignons de couleur

Semer de fin février à avril sur des lignes distantes de 25 cm. Enterrer peu les graines et plomber fortement. Éclaircir à 10 cm sur la ligne. Récolter au mois d’août lorsque les feuilles jaunissent, puis les conserver jusqu’en mars.



La récolte se fait quand les oignons sont mûrs et que leur feuillage est desséché. Afin de bien les conserver, il faut les faire sécher assez rapidement. Les oignons plus colorés peuvent être conservés longtemps en caisse dans un endroit sec et aéré.

Les jeunes oignons peuvent aussi être récoltés précocement pour être consommés rapidement.


Cultiver l'oignon de plein champs en agriculture biologique (PDF, 6 pages)


 

D - Maladies et ravageurs


 
Fonte des semis, causée par plusieurs champignons du sol (Pythium, Fusarium)
Charbon (Urocystis cepulae)
Mildiou de l'oignon (Peronospora destructor)
Brûlure de la feuille de l'oignon (Botrytis)
Pourriture blanche (Sclérotiniose)
Maladie vermiculaire de l'oignon ou anguillule des tiges (Ditylenchus dipsaci)
Mouche de l'oignon (Delia antiqua)

 
 

E - Variétés

 

Différentes variétés d’oignons : Plus de 1000 variétés d’oignons (et échalions) sont inscrites au Catalogue européen des espèces et variétés. Parmi celles-ci, près de 50 variétés sont inscrites au Catalogue officiel français.

 Les oignons se distinguent principalement par la couleur et la forme du bulbe, l’époque de semis et de formation de ce bulbe (certaines variétés se mettent en place à l’automne et forment un bulbe dès le printemps ; d’autres, plantées au printemps, produisent leur bulbe en été), et leur destination. En France, cinquième producteur européen, cinq départements (Côte-d’Or, Loiret, Aisne, Eure-et-Loir, Marne) assurent la moitié de la production en volume, essentiellement de l’oignon jaune. Les oignons blancs, les oignons rouges ou rosés sont produits dans les ceintures vertes autour de Paris, dans le Sud-Est et en Bretagne.

Quelques variétés se distinguent par des qualités particulières : l’oignon des Cévennes AOC, qui présente une saveur très douce et sucrée, l’oignon de type espagnol (grano d’oro), au bulbe très gros que l’on peut farcir, le jaune paille des Vertus, plat, bien brillant, idéal pour les soupes, les tartes, les purées et les plats mijotés. Les oignons rouges ou rosés sont vendus de juin à mars. Ils se mangent surtout crus en salade ; cuits, ils sont moins parfumés que les jaunes, avec une saveur un peu sucrée.


  • Oignons jaunes : Ce sont les oignons les plus cultivés : à semer de mi février à fin mars (ou entre août et septembre dans le Midi) et à récolter en août. Les oignons jaunes sont généralement plus forts en goût que les autres oignons et supportent bien les longues cuissons.

  • Oignons rouges ou rosés : Comme les oignons jaunes, les oignons rouges ou rosés se sèment au printemps (ou entre août et septembre dans le Midi) et sont récoltés à la fin de l'été. Ils sont généralement plus sucrés que les oignons jaunes. On les apprécie crus, dans les salades, auxquelles ils donnent de la couleur !

  • Oignons blancs : Les oignons blancs sont le plus souvent récoltés avant complète maturité (oignons primeurs), le bulbe n'est pas totalement formé, pour une consommation immédiate. Leur saveur est douce et légèrement sucrée. Le semis de l'oignon blanc se fait à la fin de l'été, d’août à septembre, ou à la fin de l'hiver / début de printemps (février / avril).



En variant les espèces cultivées, vous pourrez avoir des oignons toute l'année, avec en outre le plaisir de déguster des variétés qu'on ne trouve plus dans le commerce.

Les oignons blancs seront arrachés à partir de juin; les jaunes seront récoltés à partir de septembre, quand leurs tiges jaunissent.

Les feuilles sont comestibles, et même très goûteuses, lorsqu'elles sont vertes et fraîches !



 
 




F - L’oignon rocambole



 Originaire d’Europe méridionale et d’Egypte, cet oignon (Allium cepa var. proliferum) est une plante potagère vivace de la famille des Alliacées. Ses tiges vert bleuté de 50 à 80 cm de haut qui sont persistantes rappellent un peu la ciboulette.
A la fin du printemps apparaissent à leur extrémité des inflorescences roses qui donnent ensuite 2 ou 3 étages de petits bulbes groupés par 4 ou 6 qui sont rouges à maturité. Ils semblent posés sur le bout des tiges et leur aspect échevelé est tout à fait curieux.

De la fin février jusqu’en mars ou bien en octobre-novembre, plantez les bulbilles (ou les bulbes si vous avez divisé les touffes) en lignes distantes de 40 cm en les espaçant de 25 cm. Recouvrez de 3 cm de terre fine. En terre lourde, plantez sur butte pour évacuer l’humidité. Binez régulièrement. Les bulbes qui ne sont pas récoltés tombent au sol d’eux-mêmes lorsque les tiges sont sèches puis s’enracinent rapidement. Laissez en place 4 ou 5 ans puis replantez des bulbilles ou des bulbes souterrains après avoir divisé les touffes.

A noter : l’Oignon rocambole est moins sensible que les autres variétés d'Oignon aux maladies, ravageurs ou à l’excès d’humidité.

Une bonne terre de jardin bien ameublie lui convient même s’il préfère les sols légers à tendance sableuse. Évitez les fumures fraîches qui entraînent un risque de pourriture. Privilégiez les situations ensoleillées nécessaires à la formation des bulbilles.

Très rustique, cet oignon tolère la sécheresse et résiste bien aux maladies. Évitez-lui la proximité des Fabacées (pois, haricots) qu’il n’apprécie pas.

Récoltez les jeunes feuilles jusqu’à la floraison mais sans excès pour assurer la production de bulbilles. Cueillez les bulbilles de juillet à septembre. Rabattez ensuite le feuillage à 5 cm du sol. Les bulbilles secs se conservent au sec et au frais jusqu’à la fin de l’hiver.

Les feuilles s’utilisent de la même façon que la ciboulette. Les bulbilles arrivées à maturité se consomment comme les échalotes dont ils possèdent le goût délicat ; ils sont délicieux confits au vinaigre. Quant aux bulbes qui assurent la pérennité de la plante, leur saveur est forte et ils ne se conservent pas bien.


En savoir plus sur les légumes vivaces : Les légumes vivaces




Source : https://www.fermedesaintemarthe.com/A-16034-reussir-la-culture-de-l-oignon-rocambole.aspx



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